Au Havre, radon, argiles et diagnostics : ce que révèle la photographie du 7 octobre 2026

Publié le 7 octobre 2026 10 min de lecture

Au Havre, la dernière extraction ADEME utilisée rassemble 59 932 diagnostics enregistrés, dont 10,3 % classés F ou G. Les données locales indiquent un potentiel radon de 1, mais ne renseignent ni la zone sismique ni une caractérisation spécifique des argiles.

Au Havre, radon, argiles et diagnostics : ce que révèle la photographie du 7 octobre 2026 — Le Havre

59 932 diagnostics enregistrés composent la photographie du parc immobilier diagnostiqué au Havre, analysée au 7 octobre 2026 à partir de l’extraction ADEME du 28 septembre. Son intérêt local ne se limite pas aux étiquettes énergétiques : elle peut être mise en regard des risques recensés par Géorisques, à condition de respecter les différences entre ces informations. Le potentiel radon est renseigné à 1, la zone sismique ne l’est pas et les faits disponibles ne caractérisent pas les argiles. Cette actualité porte donc sur une mise à jour des données et leur analyse, sans annoncer d’événement municipal ni assimiler les enregistrements à autant de logements uniques.

Radon au Havre : un potentiel de 1, sans mesure par logement

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Le Havre
A115
B2 040
C20 318
D19 635
E11 631
F4 175
G2 018
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Le potentiel radon de 1 constitue le repère sanitaire explicitement fourni pour la commune. Cette valeur doit conserver son intitulé : les informations disponibles ne donnent ni mesure de radon dans les logements, ni résultat ventilé par étiquette énergétique. Il serait donc infondé d’attribuer une situation sanitaire particulière aux diagnostics F ou G, ou d’en déduire une absence de risque pour les classes A à D. Le rapprochement des sources permet ici de présenter simultanément un indicateur local et le profil énergétique diagnostiqué. Il ne permet pas de calculer combien de logements seraient concernés par une exposition mesurée, puisque cette donnée n’est pas fournie.

Cette distinction prend tout son sens devant les 6 193 diagnostics classés F ou G, soit 10,3 % des enregistrements. Ce total décrit une catégorie énergétique du corpus, pas une population de logements dont l’exposition au radon aurait été établie. La même réserve vaut pour les 11 631 diagnostics E, représentant 19,4 % du total. Aucune ventilation fournie ne relie ces étiquettes au potentiel radon. Pour un lecteur qui cherche à comprendre un bien précis, la conséquence est simple : l’étiquette et l’indicateur communal répondent à des lectures différentes. Dans cette analyse, aucun des deux n’est utilisé comme substitut à une information absente sur l’autre.

Argiles et mouvements de terrain : ce que les données havraises ne détaillent pas

Géorisques recense la famille « Mouvement de terrain » parmi les risques locaux. Les faits transmis ne comportent toutefois aucune caractérisation spécifique des argiles, aucun niveau associé et aucune répartition à cette échelle. Il faut donc résister à un raccourci : mentionner les mouvements de terrain ne suffit pas à documenter les argiles au Havre. L’angle de cette analyse impose de rendre cette lacune visible plutôt que de la combler. Le corpus énergétique, même volumineux, ne fournit pas à lui seul l’information manquante. Ni une classe défavorable ni une date de construction ne permettent ici d’attribuer un risque lié aux argiles à un bâtiment.

L’ancienneté du bâti apporte néanmoins un contexte utile, à présenter séparément de tout diagnostic de terrain. La période dominante est 1948-1974, avec 52,1 % du corpus géolocalisé. Les parts indiquées pour le bâti antérieur à 1949 et antérieur à 1975 sont respectivement de 27,4 % et 79,5 %. Ces repères décrivent la composition historique du corpus analysé ; ils ne démontrent aucune relation avec les mouvements de terrain. En l’absence de données croisées bâtiment par bâtiment, il n’est pas possible de déterminer si certaines périodes de construction sont davantage représentées dans une catégorie de risque. Le constat porte sur l’âge du bâti, pas sur une vulnérabilité mesurée.

Zone sismique non renseignée : une limite à conserver dans l’analyse

La zone sismique apparaît comme « non renseignée » dans les faits disponibles. Cette formulation ne doit pas être remplacée par une catégorie supposée, même pour compléter la présentation locale. Elle signifie que cette photographie ne permet pas de qualifier le zonage sismique. Elle ne permet pas davantage de comparer les étiquettes énergétiques selon ce zonage ou de distinguer les secteurs analysés sur cette base. Pour garder une lecture cohérente des risques naturels et sanitaires, trois situations doivent ainsi rester séparées : un indicateur renseigné pour le radon, une caractérisation absente pour les argiles et une zone sismique explicitement non renseignée.

Le périmètre communal est, lui, identifié : Le Havre, en Seine-Maritime, porte le code INSEE 76351. La population de référence du jeu local est de 166 687 habitants. Ces informations servent à situer les données, mais elles ne résolvent aucune lacune sur les risques. Elles ne donnent pas non plus le nombre de personnes vivant dans les biens associés aux diagnostics enregistrés. Rapporter directement les 59 932 enregistrements à la population ne mesurerait donc ni une couverture des logements ni une exposition des habitants. Le dossier conserve le périmètre communal comme cadre de lecture, sans produire de taux sanitaire ou sismique que les faits ne permettent pas d’établir.

  • Radon : potentiel local renseigné à 1, sans mesure fournie par logement.
  • Argiles : aucune caractérisation spécifique dans les faits disponibles.
  • Sismicité : zone non renseignée, sans catégorie pouvant être déduite des diagnostics.

Inondation et risque industriel : cinq familles recensées, sans croisement chiffré

La lecture des risques locaux ne s’arrête pas au radon, aux argiles ou à la sismicité. Les familles recensées par Géorisques sont l’inondation, les mouvements de terrain, le risque industriel, le transport de marchandises dangereuses et les engins de guerre. Leur présence dans les données donne un cadre à l’analyse du parc diagnostiqué, sans préciser ici combien d’enregistrements correspondent à chacune. Aucun effectif fourni ne permet de dire que les diagnostics E, F ou G se concentrent dans l’une de ces familles. Présenter les deux ensembles côte à côte est possible ; annoncer leur superposition chiffrée à l’échelle des logements ne le serait pas.

La prudence porte aussi sur la portée des mots employés. Un risque recensé dans le périmètre local n’est pas, dans les informations transmises, un événement survenu à la date de publication. La photographie du 7 octobre 2026 ne relate donc ni inondation récente ni incident industriel. Elle ne mesure pas non plus des dommages sur les biens diagnostiqués. La conséquence concrète pour la lecture du marché immobilier local est de ne pas confondre trois objets : une famille de risques, un diagnostic énergétique enregistré et l’état particulier d’un logement. Les données réunies éclairent les deux premiers, mais ne suffisent pas à décrire intégralement le troisième.

De Saint-Vincent à Centre Ville-Bourse, aucun palmarès des risques

Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent dans le périmètre analysé : Vallée Béreult-Tréfileries-Champs Barets, Centre Ville-Bourse, Saint-Vincent, Anatole France Danton-Douanes et Anatole France Danton-Franklin. Leurs noms permettent de situer le champ local de l’étude, mais aucun résultat détaillé par secteur n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible de comparer leur part de diagnostics F et G, leur potentiel radon ou leur situation au regard des argiles. La présence d’un secteur dans l’analyse ne constitue pas davantage un signal de risque particulier. Elle indique seulement qu’il appartient aux secteurs examinés, sans autoriser de hiérarchie entre eux à partir des faits disponibles.

Cette limite empêche notamment de transformer une caractéristique communale en verdict de quartier. Le potentiel radon renseigné à 1 n’est accompagné d’aucune ventilation entre les cinq secteurs ; la zone sismique reste non renseignée et les familles de risques ne sont pas assorties d’effectifs sectoriels. De même, la forte représentation du bâti ancien ne peut être attribuée à l’un de ces quartiers sur la seule base des données transmises. Une comparaison locale étayée demanderait des résultats effectivement croisés à cette échelle. Dans cette publication, les secteurs sont donc nommés pour décrire le périmètre, non pour désigner les plus exposés ou les moins performants.

59 932 enregistrements : le bon dénominateur pour lire les diagnostics

La méthode repose sur la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 28 septembre 2026. La date du 7 octobre correspond à cette publication et à son analyse, pas à une nouvelle collecte supposée. La base locale contient 59 932 diagnostics enregistrés, un même logement pouvant apparaître plusieurs fois. Toutes les parts d’étiquettes présentées doivent donc être lues comme des parts de diagnostics, et non comme des parts de logements uniques. Cette règle est déterminante lorsqu’on rapproche l’énergie des risques : sans décompte de logements distincts et sans appariement documenté, aucun nombre de biens cumulant une étiquette et une exposition ne peut être annoncé.

La répartition complète compte 115 diagnostics A, soit 0,2 %, et 2 040 B, soit 3,4 %. Elle comprend ensuite 20 318 C, soit 33,9 %, 19 635 D, soit 32,8 %, et 11 631 E, soit 19,4 %. Les classes F et G réunissent respectivement 4 175 enregistrements, soit 7,0 %, et 2 018, soit 3,4 %. Ces chiffres décrivent le profil énergétique de la base ; ils ne classent pas les bâtiments selon les risques naturels ou sanitaires. Le total F-G fourni, 6 193 diagnostics pour 10,3 %, conserve ce même dénominateur. Il ne doit jamais être reformulé comme un recensement de logements uniques concernés.

  • Extraction ADEME utilisée : 28 septembre 2026 ; analyse publiée au 7 octobre 2026.
  • Unité de la répartition énergétique : le diagnostic enregistré, avec répétitions possibles pour un même logement.
  • Période dominante : 1948-1974, représentant 52,1 % du corpus géolocalisé.
  • Croisement risques-énergie : aucun effectif commun par logement ou par secteur n’est fourni.

79,5 % de bâti antérieur à 1975 : un contexte, pas une cause démontrée

Les périodes antérieures à 2001 représentent 92,1 % du corpus décrit, tandis que les maisons individuelles en constituent 15,4 %. La surface médiane atteint 60 m². Ces caractéristiques complètent les repères d’ancienneté, sans établir de lien statistique avec le radon, les mouvements de terrain ou les autres familles recensées. Les données ne fournissent pas de répartition combinant âge, type de bâtiment, classe énergétique et risque. Elles ne permettent donc pas d’isoler l’effet de l’un de ces critères sur un autre. L’analyse peut décrire leur coexistence dans le jeu local, mais elle ne transforme pas cette coexistence en corrélation calculée, encore moins en causalité.

La consommation médiane est de 215 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 065 €. Le gaz naturel est le chauffage principal indiqué dans l’extraction, avec 25 846 diagnostics. Ces repères énergétiques ne renseignent pas directement les risques naturels et sanitaires. Le coût médian estimé n’est pas une facture annoncée pour chaque logement ; la surface médiane ne décrit pas nécessairement les mêmes enregistrements que chacun des autres indicateurs. Multiplier ces valeurs ou les combiner pour fabriquer le portrait d’un logement type ajouterait une construction absente des faits. Leur intérêt est de situer le corpus, en conservant la signification propre de chaque mesure.

Classes E, F et G : des conséquences énergétiques distinctes des risques

Les conséquences réglementaires fournies concernent les étiquettes énergétiques, non le niveau de radon ou une caractérisation des argiles. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Au Havre, les effectifs correspondants restent ceux des diagnostics enregistrés : ils ne constituent pas un décompte de nouveaux baux ou de logements uniques soumis à ces échéances. Cette distinction évite d’annoncer un volume local de situations locatives que l’extraction ne décrit pas, tout en rappelant la portée concrète des classes mentionnées.

L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E depuis le 1er janvier 2025. La part locale de maisons individuelles, 15,4 %, ne suffit pas à calculer le nombre de ventes concernées : aucune ventilation croisée ni aucun volume de transactions n’est fourni. Cette limite rejoint celle du dossier sur les risques. La mise à jour permet de lire ensemble un profil énergétique, une ancienneté du bâti et des informations de risques inégalement renseignées. Elle ne délivre pas une évaluation complète de chaque bien et ne remplace pas les données absentes.

  • Nouveau bail : les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
  • Échéances énergétiques prévues : classe F en 2028 et classe E en 2034.
  • Vente : audit énergétique réglementaire pour les maisons individuelles et immeubles en monopropriété E, F ou G, la classe E étant concernée depuis le 1er janvier 2025.

Questions fréquentes

Les 59 932 diagnostics correspondent-ils à 59 932 logements havrais ?

Non. La base compte des diagnostics enregistrés, et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni.

Que sait-on du radon, des argiles et de la sismicité au Havre dans ces données ?

Le potentiel radon est renseigné à 1. La zone sismique est non renseignée. Les mouvements de terrain figurent parmi les risques recensés, mais aucune caractérisation spécifique des argiles n’est fournie.

Peut-on identifier les quartiers cumulant diagnostics F-G et risques locaux ?

Non. Les données fournissent 6 193 diagnostics F ou G, soit 10,3 % des enregistrements, mais aucun croisement chiffré avec les risques ni aucune ventilation correspondante entre les cinq secteurs analysés.

Sources officielles

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